Var : au Pradet, le premier centre de soins pour la faune sauvage se prépare
Le Var n'a pas encore de centre de soins multi-espèces pour la faune sauvage : les animaux blessés partent vers le Vaucluse ou les Alpes-Maritimes. L'association TOTEM PACA veut changer ça au Pradet, avec une ouverture visée en mai ou juin 2027. Martinets, hirondelles et hérissons seront les premiers accueillis.
Un centre multi-espèces au bord du littoral varois
Comme le rapporte Var Actu le 3 octobre 2026, l'association TOTEM PACA prépare un centre de soins multi-espèces pour la faune sauvage au Pradet, sur le littoral varois. Sa présidente, Alice Brunet, est vétérinaire.
Le terrain est confié à l'association par le Conservatoire du littoral pour trente ans. Selon Maritima, le site, trouvé après deux ans de recherches, couvre environ 1,5 hectare, avec 600 m² de bâtiments à rénover. Le permis de construire a été obtenu en décembre 2025, sans recours. Le plan prévoit des salles de soins et d'hospitalisation, des volières, des enclos et des bassins.
Le calendrier est désormais posé. Des bénévoles doivent lancer les travaux en novembre et décembre 2026, avant l'arrivée d'artisans à partir de janvier 2027. L'ouverture est visée en mai ou juin 2027, juste avant la saison estivale.
Pourquoi le Var en a besoin
Aujourd'hui, un animal sauvage blessé dans le Var qui a besoin de soins spécialisés doit souvent faire la route vers le Vaucluse ou les Alpes-Maritimes. D'après Var Actu, TOTEM estime que plus de 600, voire 700 animaux varois sont transférés hors du département.
Les étés récents ont rendu ce manque très visible. Maritima rappelle que les incendies exposent la faune aux brûlures, aux fumées, à la perte d'habitat et à la déshydratation, les jeunes hérissons figurant parmi les plus vulnérables aux flammes. Les canicules, elles, frappent durement les martinets : cet été, plus de 750 martinets ont été accueillis au point relais de l'association à Cuers, environ deux fois plus que la saison précédente.
Les appels du public le confirment. Le service SOS Faune Sauvage de TOTEM a traité plus de 5 900 sollicitations en près de trois ans, dont plus de 3 000 en 2026. Souvent, les habitants appellent d'abord la mairie, les pompiers ou un vétérinaire, qui les réorientent vers l'association.
Ce que le centre accueillera, et quand
Le centre ouvrira par étapes. Au départ, il visera les animaux les plus souvent trouvés en ville et sur le littoral : martinets, hirondelles, goélands, hérissons, chauves-souris et petits passereaux. Les grands mammifères et les rapaces viendraient dans un second temps. L'association table sur environ 1 200 animaux la première année, puis 2 500 à 3 000 par an à terme.
La première phase est chiffrée à 443 000 euros, dont 76 % sont déjà sécurisés grâce à plusieurs financeurs publics et privés, parmi lesquels l'État et la Région Sud. Pour les 106 000 euros restants, TOTEM a lancé le 1er octobre 2026 une campagne de financement participatif. Sans cette somme, l'ouverture resterait possible, mais avec une capacité d'accueil nettement réduite. Alice Brunet parle de « ce dernier effort collectif » avant d'ouvrir les portes.
Ce projet illustre une réalité valable partout en France : les centres de soins ne sont pas répartis de façon égale, et certains départements en sont encore dépourvus. Quand un centre manque, ce sont des bénévoles, des points relais et de longs trajets qui comblent le vide.
En attendant, les bons réflexes si tu trouves un animal
Que tu vives dans le Var ou ailleurs, le premier réflexe reste le même : appeler un centre de soins de la faune sauvage avant d'agir. Une fiche diffusée par Biodiversité Nouvelle-Aquitaine précise que les centres ne se déplacent pas pour récupérer l'animal, et qu'un message court avec l'espèce, une photo, l'adresse exacte et les symptômes aide beaucoup.
Pour le mettre en sécurité, porte des gants, pose un linge sur l'animal et dépose-le dans un carton aéré, au fond garni de papier journal, dans une pièce calme et sombre. Ne lui donne ni à manger ni à boire, et aucun médicament : Maritima rappelle aussi qu'improviser des soins peut aggraver son état. Évite de le sortir, de le montrer ou de le caresser. Et ne le garde jamais chez toi : détenir un animal sauvage sans autorisation est interdit.
Le bon geste
- Appelle un centre de soins de la faune sauvage avant de déplacer un animal blessé, et ouvre l'application Coup de Patte pour trouver le plus proche.
- Prépare un carton percé de petits trous, garni de papier journal, et place-le dans une pièce calme et sombre.
- Enfile des gants et pose un linge sur l'animal pour le déposer dans le carton sans le blesser.
- Ne lui donne ni nourriture, ni eau, ni médicament, même s'il a l'air d'en avoir besoin.
- Note le lieu, la date et les circonstances de la découverte pour les transmettre au centre de soins.
En cas de doute, appelle un centre de soins de la faune sauvage avant toute manipulation.
Questions fréquentes
Y a-t-il un centre de soins pour la faune sauvage dans le Var ?
Pas encore de centre multi-espèces. L'association TOTEM PACA en prépare un au Pradet, avec une ouverture visée en mai ou juin 2027. En attendant, les animaux qui ont besoin de soins spécialisés sont transférés vers le Vaucluse ou les Alpes-Maritimes.
Quels animaux accueillera le centre de soins du Pradet ?
D'abord les martinets, hirondelles, goélands, hérissons, chauves-souris et petits passereaux. Les grands mammifères et les rapaces devraient suivre dans un second temps.
Que faire si je trouve un animal sauvage blessé ?
Appelle un centre de soins de la faune sauvage. Avec des gants, place l'animal dans un carton aéré, au calme et dans le noir, sans lui donner à manger ni à boire.
Coup de Patte informe et oriente, sans remplacer l'avis d'un centre de soins de la faune sauvage ou d'un vétérinaire.


