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Oiseaux des villes : une étude montre qu'ils fuient plus tôt les femmes que les hommes

Publié le · Rédaction Coup de Patte · 3 sources

Dans les parcs de cinq pays européens, dont la France, les oiseaux s'envolent environ un mètre plus tôt quand c'est une femme qui s'approche. Les chercheurs ne savent pas encore pourquoi, mais leur étude rappelle à quel point les oiseaux des villes nous observent de près.

Oiseaux des villes : une étude montre qu'ils fuient plus tôt les femmes que les hommes

Ce que montre l'étude

Une équipe internationale menée par Federico Morelli, de l'Université de Turin, a mesuré un comportement très simple : à quelle distance un oiseau s'envole quand une personne marche droit vers lui. Les biologistes appellent cela la distance d'envol. Leurs résultats sont parus dans la revue People and Nature, éditée par la British Ecological Society, et ont été présentés le 22 octobre 2026 par le site ScienceDaily.

Le travail de terrain s'est déroulé au printemps 2023, d'avril à juillet, dans des parcs et espaces verts urbains de cinq pays : la République tchèque, la Pologne, l'Allemagne, l'Espagne et la France, où trois petites villes ont été suivies. Des hommes et des femmes de taille comparable, habillés de façon similaire, se sont approchés des oiseaux de la même manière. Au total, 2 701 mesures ont été faites sur 77 espèces, et l'analyse principale porte sur les 37 espèces les mieux représentées.

Le résultat a surpris les auteurs eux-mêmes. Face à une femme, les oiseaux s'envolent en moyenne à 8,5 mètres. Face à un homme, à 7,5 mètres. Ce mètre d'écart représente environ 11 % de la distance de fuite moyenne, et il se retrouve dans les cinq pays.

Des oiseaux familiers, et une énigme encore ouverte

Les espèces étudiées sont celles que tu croises tous les jours : merle noir, pigeon ramier, pie bavarde, mésange charbonnière, moineau domestique, pigeon biset, rougegorge ou encore étourneau. L'étude relève aussi que les mâles de ces espèces tolèrent une approche un peu plus proche que les femelles, et que les oiseaux fuient plus tôt sous un couvert d'arbres dense, mais plus tard quand des buissons sont à proximité.

Reste la grande question : comment les oiseaux font-ils la différence ? Les chercheurs jugent peu probables la taille, les vêtements et la démarche, contrôlés ou sans effet dans leurs analyses. L'odorat leur paraît peu probable, sans pouvoir l'exclure totalement. Des détails de silhouette ou d'odeur restent des pistes, mais aucune n'a encore été testée. Selon ScienceDaily, Federico Morelli résume la situation ainsi : un phénomène est identifié, mais sa cause reste inconnue.

Les auteurs présentent ces résultats comme préliminaires. D'autres études devront vérifier si le phénomène se confirme ailleurs et chez d'autres populations d'oiseaux.

Pourquoi c'est important pour la faune des villes

Cette étude montre que les oiseaux urbains ne réagissent pas à une silhouette humaine générique. Ils perçoivent des différences fines entre les personnes, assez pour adapter leur fuite. Pour les scientifiques, c'est un point de méthode : selon les auteurs, de petites différences entre observateurs peuvent influencer les réactions des animaux étudiés, ce qui compte pour tous les comptages et suivis de terrain.

Pour toi, la leçon est plus concrète. Les oiseaux des villes surveillent les personnes qui s'approchent bien plus finement qu'il n'y paraît. Avec un oiseau affaibli ou blessé, cette sensibilité compte encore plus : la LPO rappelle qu'un stress supplémentaire peut aggraver son état. Agir calmement, sans gestes brusques et sans attroupement autour de lui, fait donc partie du sauvetage.

Si tu trouves un oiseau blessé ou sonné, la LPO conseille de le prendre calmement dans un linge épais, ailes contre le corps et tête couverte, puis de le placer dans un carton à sa taille, percé de petits trous et tapissé de papier journal, dans une pièce calme. Ne lui donne ni à manger ni à boire, ne le montre pas autour de toi pour éviter de le stresser, et appelle sans attendre un centre de soins de la faune sauvage.

Le bon geste

  1. Approche lentement les oiseaux des parcs, sans marcher droit sur eux, pour leur éviter un envol inutile.
  2. Évite les attroupements et les gestes brusques autour d'un oiseau au sol ou affaibli.
  3. Recouvre la tête d'un oiseau blessé avec un linge pour le calmer avant de le placer dans un carton aéré.
  4. Ne donne ni à manger ni à boire à un oiseau blessé et ne le montre pas à ton entourage.
  5. Appelle un centre de soins de la faune sauvage, et ouvre l'application Coup de Patte pour trouver le plus proche.

En cas de doute, appelle un centre de soins de la faune sauvage avant toute manipulation.

Questions fréquentes

Les oiseaux ont-ils plus peur des femmes que des hommes ?

Selon une étude parue dans People and Nature, menée dans des parcs urbains de cinq pays européens, les oiseaux s'envolent en moyenne environ un mètre plus tôt face à une femme que face à un homme. La cause n'est pas encore connue.

Qu'est-ce que la distance d'envol d'un oiseau ?

C'est la distance à laquelle un oiseau s'envole quand une personne s'approche de lui. Dans cette étude, elle était en moyenne de 8,5 mètres face aux femmes et de 7,5 mètres face aux hommes.

Comment approcher un oiseau blessé sans l'effrayer ?

La LPO conseille d'agir calmement, avec un linge épais, en gardant ses ailes contre le corps et sa tête couverte, puis de le mettre dans un carton aéré au calme. Appelle ensuite rapidement un centre de soins de la faune sauvage.

Coup de Patte informe et oriente, sans remplacer l'avis d'un centre de soins de la faune sauvage ou d'un vétérinaire.

À lire aussi

Sources de cet article

  1. Birds are more afraid of women than men. Scientists have no idea why, ScienceDaily, d'après la British Ecological Society, 22 octobre 2026
  2. Sex matters: European urban birds flee approaching women sooner than approaching men, People and Nature (British Ecological Society), copie du laboratoire Blumstein, UCLA
  3. Oiseau collisionné : que faire ?, LPO

Les faits cités proviennent de ces sources, consultées à la date de publication. Les textes sont reformulés par la rédaction de Coup de Patte.